Les armes
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Les armes et la guerre.

  

  

  

  

  

  

  

  

 

 Au Moyen Age, les combattants sont des professionnels et les seigneurs, y compris les rois, se battent à la tête de leurs hommes, qui sont tous des soldats ou des chevaliers. Les paysans n’ont jamais participé aux grandes batailles, mais uniquement aux petites opérations militaires de leur seigneur, dans la seigneurie, avec des effectifs de 50 à 100 combattants environ, et le seigneur ne peut pas mobiliser plus d’un, voire deux paysans sur dix. La priorité reste les moissons. De même ces paysans feront de la figuration passive, ils ne peuvent risquer leur vie, et cela ne serait pas dans l’intérêt de leur seigneur. La population civile n’est donc que rarement mêlée aux conflits, et l’idée d’une armée se nourrissant sur le pays est fausse.

 Pourquoi tuer un chevalier ? Vivant, il payerait une rançon pour sa libération, et mort, il ne rapporte rien si ce n’est des ennuis (vengeance familiale)

Quant aux armes, coûteuses, les guerriers occasionnels (paysans, artisans, miliciens) les fabriquent avec leurs outils de travail (faux, serpe, fourche, socs de charrue...) généralement emmanchés à de longs bâtons afin de tenir à distance l’adversaire, mieux équipé et mieux entraîné ! De ce fait, un paysan ne se battra pas, il se contentera de tenir ses adversaires à distance en formant une sorte de mur de pointes. Il ne risque donc pas grand chose lors des combats.

Quant aux guerriers professionnels, leur objectif n’est pas de s’attaquer à des paysans mal entraînés mais plutôt à l’élite des guerriers adverses, afin de remporter la victoire le plus vite possible !Les armes médiévales sont bien plus légères qu’on ne l’a longtemps cru : au maximum 1,5 kg pour une épée à une main, près de 12 kg en moyenne pour le haubert (armure de mailles), et 3 à 4 kg pour le bouclier. Tout équipé, un combattant médiéval porte en moyenne 20 à 25 kg s’il est chevalier, et entre 10 et 20 kg s’il est sergent.

Enfin, les techniques d’escrime médiévale, étudiées depuis le début des années 2000 par des spécialistes, montrent un très haut degré de complexité et de maîtrise, les techniques n’ont rien à envier aux actuels arts martiaux orientaux, bien au contraire ! Les mouvements sont millimétrés, les positions du corps sont fondamentales, et l’entraînement nécessaire pour maîtriser ces techniques se compte en années.

© 2017 Ecole Lucie Berger de Strasbourg